[TFioS film] The Fault in Our Stars Scrapbook
L'opération #FaultFanatics continue avec un nouveau Tumblr : le Fault in our stars Scrapbook, que je vous avais présenté il y a un moment et qui est maintenant bien rempli. Il réunit "des moments uniques hors film et livre entre Hazel et Gus", proposés par les fans et illustrés ! En bref, de l'imagination des fans sortent des belles images qui imaginent une saint-valentin, un moment entre nos deux héros, ou juste une belle image à savourer...
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[Paper Towns Film] Le réalisateur sera...
JAKE SCHREIER
sera le réalisateur du film Paper Towns, adapté du livre La face cachée de Margo (édité chez Gallimard Jeunesse en France).
Pour son film Robot and Frank, sorti en 2012, son seul film réalisé pour l'instant, il a obtenu le prix de la Révélation Cartier au Festival de Deauville.
Pour rappel, le film a été annoncé aux USA pour le 31 juillet 2015 et EXCLUSIF pour l'instant, Paper Towns est annoncé pour le 19 août 2015 en France !
Produit
par Temple Hill Entertainement avec la participation de John Green, et
scénarisé par Scott Neustadter et Michael H. Weber, le film a déjà son
acteur principal : Nat Wolff pour Quentin.
[TFioS film] Nouvelles images de la promotion américaine

La promotion aux Etats-Unis continue ! Basée sur un flux continu d'images, de citations, de questions et d'interactions avec le public, elle continue aujourd'hui parce que la sortie des DVD est proche voir imminente. Sorti sur le net, il faut néanmoins attendre le 16 par exemple pour découvrir le coffret Little Infinities, coffret exceptionnel pour fan aguerri !
Voici des images de la promotion.


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[Critique] La face cachée de Margo / Paper Towns
John Green sait s’y prend avec l’écriture, et il nous l’avait déjà prouvé avec Qui es-tu Alaska ? et - si l’on oublie l’ordre chronologique - avec l’indéniable Nos étoiles contraires qui reste le plus grand succès de l’auteur. Où se tient réellement le talent de cet américain adoré par quelques millions de personnes et respecté par beaucoup ? Avec Paper Towns ou La face cachée de Margo, bientôt adapté au cinéma avec Nat Wolff en tête d’affiche, il nous est une nouvelle fois délicat de répondre à cette question tant la magie opère encore. Maître des mots, virtuose des émotions ou prodigieusement apte à comprendre l’adolescence dans sa splendeur insolite et ses singularités cachées ?
« Voilà comment je vois les choses, tout le monde a droit à son miracle. »
L’intonation est lancée avec finesse. Aux premiers mots de Quentin, on retrouve les apparats de John Green qui sonnent pourtant justes, et fonctionnent avec minutie, dans une intonation d’une vérité simple, mais grave. Avec des mots élémentaires, il construit des réflexions qui le guideront tout au long du roman, avec la complexité de celles-ci, mêlée à celle de la vie. John Green se réaffirme dès le début de ce roman comme un maître en la matière : lancé dans l’action à l’état vital, celle de la réflexion d’un personnage qu’on semble connaître depuis longtemps et qui s’adresse soudain à nous pour nous raconter quelque chose qui l’a changé et qui nous changera. On est embarqués dans ces mots très simples et pourtant très forts qui semblent peut-être montrer une certaine vanité qu’on ne lui reproche pas, bien au contraire, mais qu’on lui reconnaît avec respect, celle d’affirmer des choses qu’il pense et sans en avoir peur. On retrouve un peu d’Augustus en John Green, et si là n’est pas le sujet, il faut ainsi reconnaître un peu de Quentin en John Green, nous en reparlerons.
Ainsi, John Green s’exprime à travers ses livres et c’est ça qui marque d’abord son talent : la capacité à comprendre le monde qui l’entoure, à affirmer ses réflexions, et à les transmettre avec son art des mots. Il y glisse toute la douceur de la vie comme toute sa vigueur. C’est peut-être ce qui fonctionne le plus : on y reconnaît ce qui nous entoure, mis en valeur avec maîtrise, ou déprécié avec véracité. En fait, on se prend à chercher dans ses mots ce qu’on attend : une réponse à une question, ou une question même. Mais s’il apporte tout un tas de réponses comme un nombre fort de questions, il fait ce qu’on fait toujours : réfléchir, proposer, écrire, parler, vivre. Il a juste cette capacité à transformer tout cela en mots, rigoureux, talentueux.
Finalement de quoi parle vraiment John Green dans ce roman ? Du fait qu’on attend tous un miracle, qui devrait arriver un jour et qui est peut-être arriver sans qu’on le sache ? De l’histoire de Quentin Jacobsen, jeune homme tourmenté par une jeune fille, mais quelle jeune fille : Margo Roth Spiegelman, ou un mystère entier, qui cherche, en vain, à la cerner ? De villes de papier et de gens de papier qui ne sont que des pâles copies humaines pas capables de plus que de voir leur propre nez ? De l’adolescence et de son accomplissement, d’un apprentissage de la vie et des autres qui passe par soi-même ? John Green croise et décroise ses intrigues et ses réflexions en quelques centaines de pages bien écrites, et amenées avec soin à nous toucher. Il nous ébranle par sa justesse quand on s’y reconnaît ou qu’on y reconnaît l’existence dans son ensemble, tandis qu’il nous touche dans la beauté de ses personnages, les péripéties qu’il leur arrive mais aussi leur vie en générale. Et c’est parce que l’on sent John Green dans toute son roman que l’on comprend que son histoire est si émouvante : comme un Quentin timide, mais qui sait prendre son assurance avec les autres, et sait trouver ses propres vérités, dans lequel on a envie de reconnaître son auteur.
En fait, le récit est, à vue de lecture, une aventure presque en road-movie légèrement fixe, et remue de cette vie et de ces pensées habiles et justes. Extrêmement rythmé comme réfléchi, il allie la justesse des mots et de leur fond, la force de la véracité du récit, l’attachement aux personnages comme à l’auteur et ainsi une histoire cadencée et troublante. On y reconnaît jusque dans le style l’adolescence et son apprentissage, et on en ressort peut-être de nouveau un peu adolescent qui se sent soudain adulte.
Finalement, oui, on attend tous notre miracle. Mais à la fin de ce roman, on se dit qu’il n’y en a peut-être pas qu’un, et que s’il n’y en a qu’un, on ne va pas passer sa vie à l’attendre, sachant qu’on pourrait très bien se tromper. De plus, on a beau voir en l’autre ce qu’on attend de voir, on peut se tromper. John Green nous livre une forte leçon de vie sur soi et les autres à travers une histoire trépidante et pleine de mystères : en fait, les autres sont un mystère pour chacun, et on ne sera jamais capable d’être réellement cerné, et peut-être même pas par soi-même. On voit dans les autres des êtres de papier parce qu’on a envie qu’il le soit, ou inversement. Et un papier ne demande qu’à être lu, avec soin. John Green signe ici avec mesure et délicatesse un roman excitant, aventureux mais surtout juste et vibrant.
When Margo Roth Spiegelman beckons Quentin Jacobsen in the middle of the night—dressed like a ninja and plotting an ingenious campaign of revenge—he follows her. Margo’s always planned extravagantly, and, until now, she’s always planned solo. After a lifetime of loving Margo from afar, things are finally looking up for Q . . . until day breaks and she has vanished. Always an enigma, Margo has now become a mystery. But there are clues. And they’re for Q.
By John Green
Bloomsbury Publishing
308 pages
7,95 €
308 pages
7,95 €
Mar-go-Roth-Spie-gel-man, le nom aux six syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s'introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour l'entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit.
Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo ne se présente pas au lycée, elle a disparu.
Quentin saura-t-il décrypter les indices qu'elle lui a laissés pour la retrouver? Plus il s'en approche, plus Margo semble lui échapper...
Par John Green
Aux éditions Gallimard Jeunesse - Collection Scripto
400 pages
15,90 €
400 pages
15,90 €
"The way I figure it, everyone gets a miracle." P3
"Margo always loved mysteries. And in everything that came afterward, I could never stop thinking that maybe she loved mysteries so much that she became one." P8
"This was the first time in my life that so many things would never happen again." P228
"The pleasure isn't in doign the thing : the pleasure is in planning it." P233
"Because Margo knows the secret of leaving, the secret I have only just now learned; leaving feels good and pure only when you leave something important, something that mattered to you. Pulling life out by the roots. But you can't do that until your life has grown roots." 234
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